- Modèle
Modèle gratuit de contrat saisonnier
Besoin de recruter en renfort pour la saison ? Téléchargez notre modèle gratuit de contrat de travail saisonnier, prêt à remplir et conforme aux exigences légales.
- Document prêt à remplir
- Conforme aux exigences légales
- Gain de temps en seulement 3 étapes
Téléchargez gratuitement le modèle
Ce modèle vous aidera à :
Vérifier le motif du contrat
Les variations d’activités doivent être régulières, prévisibles, cycliques et indépendantes de la volonté de l’employeur.
Rédiger le contrat avec ses mentions obligatoires
Durée du contrat, à terme précis ou imprécis, avec une clause de reconduction à condition qu’elle ne soit pas imposée afin d’éviter les risques de requalification en CDI.
Remettre le contrat dans les délais légaux
Rédigé au plus tard sous 48h suivant l’embauche et remis dans les deux jours ouvrables avec signature des deux parties.
Chaque année, c’est la même course : l’activité grimpe en flèche, les équipes doivent s’étoffer rapidement, et les contrats doivent être prêts dans les temps. Pour éviter les erreurs ou les oublis, mieux vaut partir sur de bonnes bases.
C’est pourquoi nous mettons à votre disposition un modèle gratuit de contrat de travail saisonnier, prêt à l’emploi. Il intègre toutes les mentions obligatoires prévues par le Code du travail et peut être rempli en quelques minutes.
Contrat de travail saisonnier, le cadre juridique à respecter
Comme chaque année, l’activité va grimper vite, et les renforts doivent arriver au bon moment.
Afin de sécuriser les embauches, il est préférable d’opter pour le contrat saisonnier, qui n’est pas un CDD classique.
Le contrat saisonnier s’applique uniquement aux emplois cycliques et prévisibles, liés aux saisons ou à certains modes de vie (récolte, tourisme, restauration…).
Il est encadré par Code du travail (article L1242-2) et un arrêté du 5 mai 2017 précise les secteurs concernés et il doit être écrit, signé sous 48h et remis au salarié. Sinon, attention au risque de requalification en CDI.
Lire aussi : Comment fonctionne un contrat saisonnier ?
Mentions obligatoires dans un contrat saisonnier
Pas question de faire l’impasse sur les mentions obligatoires.
L’article L.1242-12 du Code du travail stipule les informations qui doivent apparaître noir sur blanc. Voici la checklist :
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Identité des parties
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Motif de recours au CDD saisonnier
- Attention
Pas de formulation vague du type “accroissement d’activité” il faut justifier concrètement le motif du contrat “accroissement d’activité dû à l’augmentation du taux d’occupation en juillet.
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Dates de début et de fin ou durée minimale
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Poste occupé et qualification
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Rémunération et ses composantes
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Convention collective applicable
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Durée de la période d'essai
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Nom et adresse des caisses de retraite et de prévoyance
Durée et renouvellement du contrat
La durée maximale pour ce type de contrat est de 9 mois, mais il commence souvent sur une base d’un mois minimum. L’idée, c’est de couvrir toute la saison sans que ça s’éternise.
Et pour la suite ? Si tout s’est bien passé, on a souvent envie de rappeler la même personne la saison suivante. C’est possible grâce à la clause de reconduction (on en parlera plus tard dans l’article 😉).
Dernier point : pas besoin de délai de carence entre deux contrats saisonniers. Vous pouvez enchaîner les contrats si l’activité le justifie.
Et si vous voulez creuser le sujet, notre webinaire animé par Laure Solhelac (juriste en droit social) fait le tour des points clés à connaître sur les CDD.
Quelles sont les spécificités selon les secteurs d'activité ?
Hôtellerie et restauration
Convention collective
Convention collective Hôtels, Cafés et Restaurants (HCR)
Motif du contrat
Activité qui connaît une hausse saisonnière (été/ hiver)
Durée du contrat
1 mois minimum et 9 mois maximum
Clause de reconduction
Possible pour la saison suivante. Confirmation par lettre recommandée au moins 2 mois à l’avance
Indemnité de fin de contrat
Non due en principe, sauf disposition plus favorable prévue localement ou par accord d’entreprise
Agriculture et viticulture
Convention collective
CCN de la production agricole et des CUMA ou Convention collective viticole
Motif du contrat
Embauche pour les vendanges, la taille, le palissage, etc., en fonction du calendrier agricole et viticole
Durée du contrat
Agricole : Renouvelables sans limite si la nature saisonnière de l’activité est établie
Vendanges : 1 mois max, cumul possible jusqu’à 2 mois sur 12 mois
Clause de reconduction
Possible pour la saison suivante.
Indemnité de fin de contrat
Non due en principe, sauf disposition plus favorable prévue localement ou par accord d’entreprise
Commerce saisonnier
Convention collective
Convention collective de commerce concerné (ex. : commerce de détail, grande distribution)
Motif du contrat
Pic d’activité lié à la saison (soldes, fêtes, tourisme).
Durée du contrat
Variable selon la saison, souvent entre 1 et 8 mois
Clause de reconduction
Possible selon la convention collective.
Indemnité de fin de contrat
Non due en principe, sauf disposition plus favorable prévue localement ou par accord d’entreprise
Loisirs et tourisme
Convention collective
Convention collective pertinente : convention collective nationale des espaces de loisirs, d’attractions et culturels
Motif du contrat
Lié à la saison touristique (camping, stations de ski, etc.)
Durée du contrat
Possibilité de plusieurs contrats successifs sans dépasser la Durée maximum 8 mois par contrat
Clause de reconduction
Un salarié saisonnier réembauché chaque année pendant 4 ans dans un site de loisirs peut bénéficier d’une priorité d’emploi ; s’il n’est pas repris la 5e année, une indemnité de 6 % de ses salaires lui est due.
Indemnité de fin de contrat
Non due en principe, sauf disposition plus favorable prévue localement ou par accord d’entreprise
Clauses spécifiques à inclure
Clause de reconduction
Elle a un vrai atout : fidéliser les bons éléments d’une année sur l’autre.
Rien de mieux que de retrouver un salarié déjà formé, qui connaît les lieux et les réflexes du poste. Cette clause permet justement d’offrir une priorité d’emploi pour la saison suivante. Elle peut être prévue par une convention collective, un accord d’entreprise… ou être intégrée directement dans le contrat.
- Attention
Cette clause n’ouvre pas la porte à une reconduction automatique. Sinon, on risque la requalification en CDI. Ce qu’elle accorde, c’est une priorité, pas une obligation.
L’employeur reste libre de ne pas renouveler si le poste n’existe plus ou si le profil du salarié n’est plus adapté. En revanche, il doit jouer la transparence et informer le salarié en fin de contrat.
Clause de mobilité
Elle permet de déplacer le salarié d’un site à un autre en fonction des besoins — pratique, par exemple, dans le secteur agricole ou viticole, où les exploitations sont souvent réparties sur plusieurs parcelles.
Là aussi, il y a des règles à respecter : le périmètre géographique doit être clair, et les conditions de mobilité compatibles avec la vie personnelle du salarié.
Clause de confidentialité
Elle peut paraître superflue à première vue, mais elle est précieuse dès qu’on touche à des savoir-faire spécifiques, des méthodes de culture ou à un fichier client bien gardé. Cette clause protège les informations sensibles pendant toute la durée du contrat… et parfois un peu après.
Attention toutefois à ne pas en faire trop : elle ne doit pas freiner inutilement la liberté du salarié. L’objectif, c’est de protéger ce qui doit l’être, pas d’instaurer un silence absolu.
Clause de non-concurrence
Son but ? Éviter qu’un salarié parte avec ses connaissances pour les mettre au service d’un concurrent juste à côté, dès la fin de son contrat.
Utile, oui. Mais très encadrée. Elle doit être justifiée, limitée dans le temps et dans l’espace, et surtout donner lieu à une compensation financière.
On ne peut pas interdire à un salarié de travailler sans contrepartie. L’idée, c’est de protéger l’entreprise, sans bloquer les perspectives du salarié.
Outils et services pour faciliter la rédaction
Quand chaque embauche compte, il n’y a plus de place pour les tâches chronophages.
C’est là que Staff & Go entre en jeu.
- Avec notre module Embauche, 95 % du contrat est déjà pré-rempli : il ne vous reste plus qu’à ajuster les éléments clés en toute conformité.
- Signature électronique à valeur probante : plus besoin d’imprimer, scanner, relancer… Les contrats sont signés à distance, en un temps record.
- Et ce n’est pas tout : grâce à notre coffre numérique, tous les documents RH sont centralisés, sécurisés, accessibles à tout moment.
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Rupture du contrat saisonnier : les règles à respecter
Même s’il est temporaire, le contrat saisonnier est un contrat de travail à part entière, encadré par des règles juridiques strictes. Sa rupture en cours de contrat ne peut intervenir que dans des cas bien précis : faute grave, force majeure, inaptitude constatée par le médecin du travail, ou accord commun entre l’employé et l’employeur.
Une simple volonté de se désengager ne suffit pas juridiquement.
En dehors de ces situations, rompre un contrat saisonnier avant son terme expose l’auteur de la rupture à des sanctions : indeminisation du préjudice causé, voire poursuites selon les cas.
Il est donc essentiel de bien déterminer dès le départ la période de travail, la date de fin, et les fonctions précises dans le contrat.
- À noter
Même s’il s’agit d’un emploi temporaire, toute rupture abusive nuit à l’image de l’entreprise et peut désorganiser la saison. Il est recommandé d’échanger en toute transparence et de formaliser par écrit tout accord de rupture anticipée. Côté samaore, le salarié perçoit l’ensemble des sommes dues jusqu’à la fin effective du contrat, y compris une indemnité compensatrice de congés payés, le cas échéant.
4 étapes pour une gestion des saisonniers réussie
On le sait : la saison ne prévient pas. Elle arrive d’un coup.
- Planifiez vos besoins dès maintenant : combien de personnes ? Sur quelle durée ? Où en est-on côté contrats ? Posez tout dans un calendrier RH, en lien avec vos cycles d’activité.
- Adaptez votre politique salariale sur la réalité du secteur. Et pour simplifier la gestion, passez au digital : plus de dossiers éparpillés, tout est centralisé. Grâce à notre module embauche, le plus paramétrable du marché, une embauche vous prend moins de 10 minutes
- Formez vos équipes RH aux spécificités du contrat saisonnier. C’est la clé pour sécuriser les embauches et éviter les erreurs administratives.
- Gardez le contact pendant la mission : intégration, performance, motivation.
Zoom sur
L'essentiel
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Le contrat saisonnier s’applique uniquement aux activités cycliques, prévisibles et indépendantes de la volonté de l’employeur.
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Le contrat doit contenir toutes les mentions obligatoires avec un motif précis justifiant le recours au contrat saisonnier.
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Il faut remettre et faire signer le contrat au salarié dans les 48 heures suivant l’embauche.
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La clause de reconduction peut être utilisée pour fidéliser, mais elle ne doit jamais être automatique pour éviter une requalification en CDI.
FAQ
Qu’est-ce qu’un contrat saisonnier ?
Selon le Code du travail (article L1242-2, 3°), un contrat saisonnier est conclu pour pourvoir des emplois dont les tâches sont appelées à se répéter chaque année selon une périodicité à peu près fixe, indépendante de la volonté de l’employeur.
Quelles sont les étapes pour embaucher un salarié en contrat saisonnier ?
- Respecter ces 4 étapes pour rédiger un contrat saisonnier :
- L’activité doit être régulière, cyclique, prévisible et hors du contrôle de la société.
- Rassemblez les infos clés : contrat à terme précis ou imprécis. En cas de terme imprécis, précisez la durée minimale.
- Rédigez le contrat avec les mentions obligatoires : vous pouvez ajouter une clause de reconduction, mais jamais obligatoire (risque de requalification en CDI)
- Remettez le contrat dans les délais légaux : au plus tard 48h après l’embauche, signé par les deux parties.
Est-ce que les salariés en contrat saisonnier ont droit aux congés payés ?
Oui, Les salariés en contrat saisonnier bénéficient des mêmes droits aux congés payés que les CDI ou CDD classiques, avec une acquisition de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé. Souvent, les congés ne sont pas pris durant la mission, donc à la fin du contrat, la société verse une indemnité compensatrice de congés payés équivalente à 10 % de la rémunération brute totale, à inclure dans le solde de tout compte.
Peut-on rompre un contrat saisonnier avant la date prévue ?
Non, sauf exception : la rupture anticipée n’est possible que pour faute grave, force majeure, inaptitude ou accord des parties. Une rupture unilatérale expose à des conséquences juridiques. Il est important de formaliser toute fin anticipée de contrat par écrit et de respecter les droits du salarié.
Article rédigé par
La Team Staff & Go
Alice, Claire, Ecenya, Lucie ou encore Benjamin : derrière chaque article, notre équipe rédactionnelle met son expertise au service de vos enjeux RH, avec des contenus pensés pour vous accompagner au quotidien.
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