Journée de solidarité : une obligation employeur, un jour de travail supplémentaire
Instaurée par la loi n°2004-626 du 30 juin 2004 à la suite de la canicule de 2003, la journée de solidarité a un objectif clair : financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap. Elle s’impose à toutes les entreprises du secteur privé comme du secteur public.
Concrètement, elle se traduit par un double mécanisme (articles L3133-7 à L3133-12 du Code du travail) :
Côté salarié : une journée de travail supplémentaire non rémunérée, dans la limite de 7 heures. Au-delà de ces 7 heures, chaque heure doit être rémunérée normalement.
Côté employeur : le versement d’une contribution solidarité autonomie (CSA) de 0,30 % de la masse salariale brute, collectée par l’URSSAF et reversée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Autrement dit : vos équipes contribuent en temps, votre entreprise contribue en argent.