Entre l’heure où un salarié commence sa journée et celle où il la termine, le Code du travail fixe une limite souvent ignorée : l’amplitude horaire. Régulièrement confondue avec la durée de travail effectif, elle obéit à ses propres règles, et son non-respect expose l’entreprise à des sanctions.
Définition, calcul, amplitude maximale et cas du forfait jours : l’essentiel pour sécuriser vos plannings dans cet article.
Qu’est-ce que l’amplitude horaire de travail ?
L’amplitude horaire correspond à la durée totale entre le début et la fin de la journée de travail d’un salarié, pauses comprises. Elle englobe tout ce qui compose la journée : temps de travail effectif, pauses, temps d’attente et coupures.
Un salarié qui arrive à 8 h et repart à 18 h a donc une amplitude de 10 heures, peu importe la durée de ses pauses. C’est une notion de « bornes » : on retient le premier et le dernier moment de présence dans la journée, pas le détail de ce qui se passe entre les deux.
Amplitude horaire et durée de travail effectif : une confusion à éviter
C’est la distinction qui pose le plus de problèmes en pratique. La durée de travail effectif ne compte que le temps réellement travaillé, pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur (article L3121-1 du Code du travail). Elle exclut les pauses ; l’amplitude, elle, les inclut.