Congé supplémentaire de naissance : jusqu’à 2 mois d’absence en plus à anticiper dès le 1ᵉʳ juillet 2026
À partir du 1ᵉʳ juillet 2026, chacun de vos salariés devenu parent peut vous demander jusqu’à deux mois de congé supplémentaire de naissance. Un droit nouveau, indemnisé par la Sécurité sociale, que vous ne pourrez pas refuser dès lors que les conditions sont réunies.
Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et précisé par cinq décrets du 30 mai 2026 (n° 2026-419, 2026-425, 2026-426, 2026-427 et 2026-428), ce congé s’ajoute aux congés maternité, paternité et d’accueil de l’enfant, et d’adoption. Il ne démarre qu’une fois ces congés épuisés, et doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
Ce qu’il faut retenir côté RH : c’est un droit individuel, personnel et non transférable. Chaque parent dispose de son propre crédit de 1 à 2 mois, qu’il peut fractionner en deux périodes d’un mois, prendre d’un bloc ou en alternance avec l’autre parent.
Le point qui vous concerne directement, c’est le délai de prévenance. Le salarié doit vous informer au moins 1 mois avant le début du congé, en précisant les dates, la durée et l’éventuel fractionnement. Ce délai tombe à 15 jours si le congé suit immédiatement un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou un congé d’adoption. Autrement dit, vous aurez parfois deux semaines pour réorganiser une absence longue.
Côté paie, bonne nouvelle : le contrat est suspendu et l’indemnisation passe par des indemnités journalières de la Sécurité sociale. 70 % du salaire le 1ᵉʳ mois, 60 % le 2ᵉ mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026), calculés sur les 3 derniers mois de salaire. Pas de maintien de salaire à votre charge, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
Vigilance immédiate : pour les enfants nés ou adoptés entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2026, le délai de 9 mois ne court qu’à partir du 1ᵉʳ juillet 2026. Les demandes pourront donc arriver jusqu’au 31 mars 2027. Concrètement, dès cet été, vous risquez de recevoir des demandes pour des naissances du premier semestre.
L’enjeu n’est pas juridique, il est organisationnel : repérer les salariés concernés, intégrer ces absences dans vos plannings et anticiper les remplacements sans désorganiser vos équipes. Cécile Derouin détaille les points à paramétrer dans votre suivi des congés et absences dans le guide sur les impacts clés du congé de naissance 2026 pour les équipes RH et SIRH.
Dernier réflexe utile : ce congé n’est cumulable ni avec les IJ maladie, ni avec les allocations chômage, la PreParE, le CMG, l’AJPP ou l’AJPA sur une même période.
Le bon moment pour fiabiliser le suivi de vos absences, c’est maintenant avant les premières demandes de juillet.

