Contrat de travail en CDI : les mentions obligatoires en 2026

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Sommaire

Un CDI, en théorie, c’est le contrat le plus simple : un poste durable, un salarié qu’on recrute, un document qu’on signe, et c’est parti. En pratique ? C’est souvent là que les choses se corsent. Une période d’essai oubliée, une convention collective mal reprise, une clause copiée-collée un peu trop vite, et le contrat censé sécuriser l’embauche devient lui-même un sujet de risque. 

L’enjeu n’est donc pas seulement d’avoir un modèle de CDI sous la main. C’est de savoir quelles mentions doivent vraiment figurer dans le contrat, lesquelles relèvent d’une obligation légale, lesquelles dépendent d’un accord collectif… et lesquelles peuvent vous éviter quelques sueurs froides côté RH plus tard.

En 2026, un CDI à temps plein n’est pas soumis à une liste fermée de mentions obligatoires dans le contrat lui-même, mais l’employeur doit obligatoirement transmettre au salarié un ensemble d’informations essentielles sur la relation de travail. À l’inverse, le CDI à temps partiel, lui, doit obligatoirement être écrit et comporter des mentions spécifiques prévues par le Code du travail.

Existe-t-il des mentions obligatoires du contrat CDI ?

Pour un CDI à temps plein

Pour un CDI à temps plein, le Code du travail ne prévoit pas une liste fermée de mentions obligatoires à insérer dans le contrat lui-même, contrairement au CDD, qu’il soit classique ou saisonnier. En théorie, ce contrat peut même ne pas être écrit !

En revanche, et c’est là le point essentiel, l’employeur doit obligatoirement remettre au salarié les informations principales relatives à la relation de travail, dans les conditions prévues par l’article L1221-5-1 du Code du travail et précisées par l’article R1221-34. Autrement dit : il n’existe pas forcément une liste stricte de mentions obligatoires du CDI en tant que contrat écrit, mais il existe bien un socle d’informations obligatoires à transmettre au salarié.

Pour un CDI à temps partiel

Le CDI à temps partiel, en revanche, obéit à une logique plus stricte. Lui doit obligatoirement être écrit et comporter des mentions précises prévues par le Code du travail, notamment sur la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail, sa répartition, les limites des heures complémentaires et les modalités de communication des horaires. Autrement dit, là où le CDI à temps plein laisse une marge de souplesse sur la forme, le CDI à temps partiel impose un formalisme beaucoup plus encadré.

Le bon réflexe : vérifier la convention collective

Dans les faits, la convention collective peut aller plus loin. Certaines branches imposent un contrat écrit même pour un CDI à temps plein et détaillent les mentions qui doivent y figurer. 

Exemple

Un exemple ?

La convention collective des organismes de formation (IDCC 1516) impose par exemple un contrat écrit pour tout CDI. La liste des mentions imposées est explicite : 

  • date d’entrée en fonction ;
  • nature du contrat ;
  • durée du travail et répartition s’il y a lieu ;
  • lieu de travail ou de rattachement ;
  • salaire de base et autres éléments de rémunération ;
  • fonction, catégorie professionnelle, coefficient et palier d’emploi ;
  • durée de la période d’essai ;
  • convention collective applicable.

Même lorsque le CDI à temps plein pourrait théoriquement ne pas être écrit, dans les faits, on dort quand même beaucoup plus tranquille avec un contrat écrit, clair et complet. Encore faut-il savoir quelles informations doivent concrètement figurer dans le CDI ou, à défaut, être remises au salarié…

 Convention collective nationale des organismes de formation du 10 juin 1988

Mentions obligatoires du contrat de travail en CDI à connaître en 2026

Identification des parties et caractéristiques du poste

Le premier bloc à sécuriser concerne l’identité des parties et les caractéristiques du poste. L’article R1221-34 du Code du travail impose notamment de transmettre :

  • l’identité des parties à la relation de travail ;
  • le lieu ou les lieux de travail ;
  • l’adresse de l’employeur, si elle est distincte ;
  • l’intitulé du poste ;
  • les fonctions exercées ;
  • la catégorie socioprofessionnelle ou la catégorie d’emploi ;
  • la date d’embauche.

Dit plus simplement, le contrat doit permettre de comprendre qui embauche qui, pour faire quoi, où, et à partir de quand.

L'astuce RH

En pratique, c’est ici qu’il faut éviter les formulations trop floues. Un poste intitulé “chargé de mission” sans précision, c’est la porte ouverte à d’éventuels litiges, et ça ne sécurise personne : ni l’employeur, ni le collaborateur.

Durée du travail, rémunération et avantages

Autre sujet qui mérite d’être verrouillé dès le départ : le temps de travail et la rémunération. Ici, l’idée est simple : le contrat ne doit laisser aucune zone grise sur le volume de travail convenu ni sur ce que le salarié percevra en contrepartie. En pratique, mieux vaut donc cadrer clairement l’organisation du temps de travail, le salaire de base, les éventuels compléments de rémunération et les modalités de versement.

Concrètement, il est prudent de faire apparaître au minimum :

  • le caractère temps plein ou temps partiel du contrat ;
  • la durée du travail applicable ;
  • la répartition du temps de travail, lorsqu’elle doit être précisée ;
  • le salaire de base ;
  • les primes, avantages en nature ou part variable, le cas échéant ;
  • les modalités de paiement de la rémunération.

Clauses spécifiques et mentions légales essentielles

C’est souvent dans cette partie que le CDI passe du statut de simple document d’embauche à celui de vrai outil de sécurisation juridique. Certaines clauses ne s’appliquent que si elles sont expressément prévues. C’est notamment le cas de la période d’essai : elle n’existe pas automatiquement. Si l’employeur veut en prévoir une, il doit la formaliser clairement, avec sa durée et, le cas échéant, ses conditions de renouvellement. 

Même logique pour certaines clauses particulières, comme la mobilité ou la confidentialité, qui doivent être rédigées de manière licite et adaptée au poste.

Il faut aussi penser aux autres informations essentielles à transmettre au salarié, même si elles ne sont pas toujours perçues spontanément comme des “mentions du CDI” : 

  • la convention collective applicable ;
  • la procédure en cas de rupture de la relation de travail ;
  • les droits à congés ;
  • les régimes de protection sociale concernés. 

C’est précisément pour cela qu’un outil comme le module d’embauche de Staff & Go peut faire la différence : contrat prérempli à 95 % grâce aux modèles et au self-boarding, DPAE automatisée, signature électronique et archivage direct dans l’e-coffre du salarié comme dans la GED RH. En clair : moins d’oublis, moins de ressaisies, plus de sérénité côté RH.

Et, dernière petite piqûre de rappel : pensez à relire le CDI à la lumière de l’accord collectif applicable, qui peut imposer des mentions supplémentaires ou encadrer certaines clauses !

Adapter le contrat CDI pour garantir la conformité et limiter les risques pour l’entreprise

Respect des obligations URSSAF et sécurité sociale

Côté RH, il y a un grand classique : penser contrat d’un côté et paie de l’autre. En pratique, mieux vaut raisonner de manière cohérente dès le départ. 

Pourquoi cette vigilance ? Parce qu’un contrat imprécis ne crée pas seulement un risque théorique. Vous le savez aussi bien que nous : la date d’embauche, la durée du travail, la qualification, la rémunération ou encore les régimes de protection sociale sont des données qui irriguent ensuite la paie et les déclarations sociales… Une vraie réaction en chaîne !

Résultat : en cas d’incohérence, les difficultés peuvent devenir très concrètes : 

  • litige sur les horaires ;
  • désaccord sur un variable ;
  • débat sur la qualification ;
  • etc. 

Et comme souvent en RH, ce sont les “petits oublis sans gravité” qui deviennent les grandes explications à fournir plus tard. Sur ce point, un outil RH connecté ne relève plus vraiment du confort : c’est un vrai levier de fiabilisation. La solution de gestion des temps de Staff&Go est idéale pour automatiser le suivi des heures travaillées, limiter les erreurs de saisie, sécuriser la prépaie et renforcer la conformité sur le temps de travail. En clair, moins de ressaisies, moins d’oublis, moins d’écarts entre le contrat, le temps suivi et la paie… et beaucoup plus de sérénité côté RH.

Clauses contractuelles et gestion des risques juridiques

Certaines clauses sont parfaitement utiles… à condition d’être bien rédigées. D’autres sont inefficaces, voire interdites. Et entre les deux, il y a cette zone grise dans laquelle on glisse facilement quand on repart d’un ancien modèle “qui a toujours servi”.

Premier point à garder en tête : certaines clauses ne sont opposables que si elles figurent réellement dans le contrat. C’est notamment le cas de la période d’essai. Lorsqu’une convention collective prévoit seulement la possibilité d’une période d’essai, la seule référence générale à celle-ci ne suffit pas à la rendre opposable au salarié si rien n’est prévu dans le contrat.

Deuxième point, encore plus important : on ne peut pas insérer n’importe quoi dans un CDI. Sont notamment nulles ou sans effet :

  • les clauses d’indexation de la rémunération sur le Smic, les prix ou le niveau général des salaires ;
  • les clauses instituant une sanction pécuniaire ;
  • les clauses faisant supporter au salarié les pertes de l’entreprise, hors faute lourde ;
  • les clauses mettant à la charge du salarié la part patronale des cotisations sociales ;
  • les clauses attributives de juridiction ou compromissoires ;
  • les clauses de rupture automatique du contrat.

Troisième point : l’employeur ne peut pas se réserver par avance le droit de modifier unilatéralement le contrat. La modification d’un élément du contrat suppose l’accord du salarié. Autrement dit, la clause “l’employeur pourra modifier à tout moment…” ne sécurise rien du tout. Elle fragilise surtout le document.

La convention collective reste un filtre indispensable. Si elle est silencieuse, les parties disposent d’une marge de liberté. Si elle encadre une clause, celle-ci doit être appliquée conformément aux règles conventionnelles. Et si elle limite ou interdit la clause, une clause contraire sera sans effet. En clair : le contrat ne vit jamais totalement seul, même quand on aimerait bien que ce soit plus simple.

Exemples pratiques et checklist pour la rédaction d’un CDI conforme en 2026

À ce stade, la bonne nouvelle, c’est qu’on peut éviter beaucoup d’erreurs avec une simple checklist.

Identité des parties : nom de l’employeur, identité du salarié, adresse de l’entreprise si nécessaire
Poste et fonctions : intitulé du poste, missions, qualification, catégorie d’emploi
Date d’embauche : date exacte de début du contrat
Lieu de travail : lieu principal d’exercice, rattachement éventuel, zone d’activité si utile
Temps de travail : temps plein ou temps partiel, durée du travail, répartition si nécessaire
Rémunération : salaire de base, variable, primes, avantages en nature, modalités de paiement
Période d’essai : présence ou non, durée, renouvellement éventuel
Congés payés : référence aux droits à congés ou aux règles applicables
Convention collective : nom du texte applicable
Rupture du contrat : préavis, renvoi aux règles légales ou conventionnelles
Protection sociale : retraite complémentaire, prévoyance, régime collectif si utile
Signature et remise : contrat signé, exemplaire remis au salarié, archivage

Le top du top ? Depuis l’arrêté du 3 juin 2024, des modèles officiels de documents existent pour remettre au salarié les informations principales relatives à la relation de travail. Ils peuvent servir de base utile pour fiabiliser vos process d’embauche.

FAQ - Ce qu'il faut retenir

Non, pas en principe. En revanche, l’employeur doit obligatoirement transmettre au salarié les informations essentielles sur la relation de travail.

Oui. Le CDI à temps partiel doit être écrit et préciser notamment la durée du travail, sa répartition, les heures complémentaires et les modalités de communication des horaires.

Au minimum, mieux vaut cadrer clairement l’identité des parties, le poste, la date d’embauche, le lieu de travail, le temps de travail, la rémunération et, si elle existe, la période d’essai.

Oui, tout à fait. Certaines imposent un contrat écrit même pour un CDI à temps plein et ajoutent leurs propres mentions obligatoires.

Non. Certaines clauses ne valent que si elles sont écrites, comme la période d’essai, et d’autres sont interdites ou sans effet, notamment si elles sont contraires à la loi ou à l’accord collectif.

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Article rédigé par

La Team Staff & Go

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