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Wagyz : IA, tarification et migration de paie en 2026
Quand la paie doit conjuguer fiabilité et souveraineté, Wagyz apporte une réponse claire. Une plateforme centrée sur la DSN, détenue majoritairement par des cabinets d’expertise comptable, et conçue dès le premier jour autour du fait générateur plutôt qu’adaptée après coup.
Staff & Go est un SIRH de prépaie connecté aux logiciels de paie du marché : un socle RH dans lequel les clients du cabinet interagissent avec leur gestionnaire, avant que les données ne remontent dans le ou les logiciels de paie utilisés. Le 7 septembre, Morgane Bourcier, CPO de Wagyz, a présenté le produit en direct face à Fouad Sevimli, cofondateur de Staff & Go. Sept autres éditeurs se sont prêtés au même exercice lors de la Semaine de la paie : leurs réponses sont réunies dans notre comparatif des logiciels de paie 2026 nouvelle génération.
Qu’est-ce que Wagyz et à qui s’adresse ce logiciel ?
Wagyz est une solution de paie 100 % web lancée en 2023, conçue pour les cabinets d’expertise comptable. Sa particularité tient à son actionnariat : 85 % du capital est détenu par vingt cabinets d’expertise comptable, de toutes tailles et de tous profils, depuis les structures qui font 80 % de mise à disposition jusqu’à celles qui travaillent essentiellement sur des TPE ou des PME.
Le produit a été co-construit avec 36 ambassadeurs gestionnaires de paie, ainsi qu’avec des employeurs et des juristes. C’est un modèle de gouvernance qui touche directement à la question de l’indépendance des cabinets face aux éditeurs de logiciels.
L’équipe compte 85 collaborateurs. Côté volumes, Wagyz annonce 1 million de bulletins de salaire signés à déployer, dont plus de 20 000 déjà en production, avec un objectif de 50 000 à court terme. La plateforme est hébergée en France, chez Scaleway.
Comment Wagyz gère-t-il la DSN et le fait générateur ?
Wagyz revendique une approche DSN-centrique : les déclarations sont au cœur de l’architecture, pas un module ajouté en bout de chaîne. C’est ce qui explique la position de l’éditeur sur le fait générateur, l’échéance de janvier 2027.
« Le fait générateur chez Wagyz, ce n’est pas une réforme qu’on subit : on a posé ce principe le premier jour de la conception. » Morgane Bourcier, CPO de Wagyz.
Le principe produit est l’historisation systématique. Chaque modification, qu’elle porte sur le dossier, le salarié ou les organismes, est datée et rattachée à une situation. Les régularisations sur un mois antérieur se déclenchent donc automatiquement dès qu’un taux change, et restent lisibles grâce aux bulletins différentiels qui montrent au gestionnaire ce qui a bougé.
Vu sous cet angle, le fait générateur n’est rien d’autre qu’une modification à dater dans le passé. Les fonctionnalités correspondantes sont déjà en production chez Wagyz, il ne reste que l’ouverture du service.
Combien de conventions collectives Wagyz couvre-t-il ?
Wagyz couvre 390 conventions collectives en production. La veille et les mises à jour sont quotidiennes, portées par une équipe juridique interne de huit juristes travaillant directement avec les modélisateurs de paie et les équipes produit.
Ce circuit court est revendiqué comme un choix d’organisation : l’analyse de l’impact légal et conventionnel est immédiate. Les taux de cotisation, les minima, les primes et les absences sont traités dans la même chaîne.
Comment Wagyz utilise-t-il l’intelligence artificielle ?
Wagyz formule sa position sur l’IA comme un choix de périmètre plutôt que comme un choix technique. Elle tient en deux règles.
La première : aucune dépendance à un modèle de langage particulier, pour rester libre des choix techniques. La seconde est plus structurante.
« Aucune dépendance fonctionnelle. Si on coupe l’IA, on veut que la plateforme continue d’assurer l’intégralité du cycle de paie. » Morgane Bourcier, CPO de Wagyz.
Concrètement, l’IA n’intervient pas dans la production de la paie. Elle est déployée à trois niveaux :
- Gouvernance : une charte d’usage définit ce qui est permis et avec quelles données, co-construite avec le RSSI, le CTO et une data scientist, accompagnée de formations internes.
- Développement interne : usage encadré sur des modules sans données sensibles, comme l’application mobile du coffre-fort salarié Wagyz Box, et sur les tests de bout en bout pour limiter les régressions d’une version à l’autre.
- Documentation : les paramétrages conventionnels saisis par les juristes sont reformulés en langage clair dans le logiciel. Une FAQ assistée est en cours de développement.
Sur les contrôles de paie, la réponse de Morgane Bourcier est nette : c’est de l’algorithmie, pas de l’IA, parce que l’éditeur dispose de modélisateurs qui connaissent le métier et peuvent l’implémenter directement.
Quelles sont les ambitions de Wagyz pour fin 2026 et 2027 ?
Quatre chantiers ont été présentés :
Ces chantiers s’ajoutent aux échéances réglementaires de 2027, dont la DSN de substitution.
- Enrichissement métier : conventions collectives très spécifiques comme l’ENIM ou les métiers du spectacle, et contrats particuliers comme les tâcherons. Sujets plutôt 2027.
- Productivité cabinet : gestion des tâches liées aux entrées et sorties, aux arrêts de travail et aux FPOC, paramétrage au niveau du cabinet.
- Partenariats : nouveaux organismes complémentaires et intégration de nouveaux éditeurs.
- Nouveaux parcours : souscription en ligne simplifiée pour les cabinets, parcours groupe, FAQ.
Deux modules sont annoncés à venir et déjà inclus dans l’offre : le juridique en droit social entreprise, avec des sujets 2027, et un module de simulation budgétaire permettant de projeter les évolutions de la politique de rémunération.
Les huit éditeurs ont répondu à la même question sur la roadmap 2027. Leurs réponses sont consultables dans le comparatif des logiciels de paie 2026 nouvelle génération.
Combien coûte Wagyz ?
Wagyz facture au bulletin de salaire, à partir de 3,95 € pour les cabinets produisant moins de 1 000 bulletins, avec une dégressivité au-delà.
Ce tarif inclut l’intégralité des modules : production de la paie, DSN, tableaux de bord, data hub, Bridge, Academy, ainsi que Wagyz Box, le coffre-fort salarié certifié. Les modules à venir sont également compris, sans surcoût.
Le seul complément facturé est la certification administrateur : 3 000 € la première année, puis 1 000 € par an au titre de la maintenance de la certification. Une version e-learning est en préparation pour en réduire le coût.
Comment connecter Staff & Go à Wagyz ?
Wagyz revendique l’intégration native avec les partenaires SIRH, via une architecture ouverte par API. Les variables, congés, embauches et données salariés collectés côté Staff & Go remontent automatiquement dans Wagyz, sans ressaisie.
| Fonctionnalités | Wagyz | Staff & Go |
| Cabinet | ||
| Production de la paie | ✅ | |
| Envoi des DSN | ✅ | |
| Clients et salariés | ||
| Bureautique | ✅ | |
| Embauche | ✅ | |
| Gestion des congés | ✅ | ✅ |
| Coffre et archivage des bulletins | ✅ | ✅ |
| Variables de paie | ✅ | ✅ |
| Note de frais | ✅ | |
| Entretiens | ✅ | |
| Gestion des temps | ✅ | |
| Mutuelles et prévoyance (SideCare) | 4T 2026 | |
| Assistant juridique | 1T 2027 | |
| BI | 4T 2026 |
Fouad Sevimli l’a dit sans détour pendant le live : sur certains sujets, les deux solutions se recoupent, et c’est au cabinet de choisir celle qui convient le mieux à son organisation. Wagyz propose son propre coffre-fort salarié certifié ainsi qu’un portail pour la gestion des congés. Staff & Go couvre ces deux briques et va plus loin sur les besoins des PME : gestion des temps, embauche, entretiens, notes de frais, avec des niveaux de paramétrage plus poussés.
L’argument central est ailleurs, et il tient à une évolution du marché.
« Vous êtes plus de 60 % à indiquer que vous allez avoir plusieurs logiciels de paie, ou que vous en avez déjà plusieurs en gestion. Staff & Go est là pour harmoniser tout ça et avoir un seul point d’entrée qui va ensuite dispatcher les variables sur le ou les logiciels de paie que vous détenez. »
Fouad Sevimli, cofondateur de Staff & Go.
C’est le principe des synergies entre paie et SIRH : un cabinet multi-éditeurs conserve un point d’entrée unique côté client, quel que soit le logiciel de paie en aval, et fait disparaître jusqu’à 90 % de la saisie dans chacun d’eux.
Un point que Fouad Sevimli rappelle systématiquement : Staff & Go ne démarche jamais commercialement les clients d’un cabinet. Le cabinet reste seul maître de sa relation client.
Comment migrer vers Wagyz depuis un autre logiciel de paie ?
La migration passe par Wagyz Bridge, un module de reprise en masse qui s’appuie sur les DSN. Le cabinet sélectionne un historique, par exemple depuis le 1er janvier 2024, et Bridge reconstitue automatiquement les dossiers, les organismes et les salariés, calcule les cumuls, importe les FPOC et les paramétrages manquants.
Le montage est confié à des « bridgers », qui peuvent être internes au cabinet, parfois une équipe dédiée de deux ou trois personnes. Bridge ne modifie pas les données : il les affiche et permet de laisser un commentaire au gestionnaire de paie, par exemple pour signaler une affiliation à vérifier. Le paramétrage fin reste à la main du gestionnaire, qui connaît son dossier.
Sur la méthode, Morgane Bourcier insiste sur un point souvent négligé : le nettoyage des données et des DSN en amont. Une migration est d’abord un projet de transformation, avec un démarrage sur périmètre réduit, une équipe pilote volontaire, des contrôles renforcés et un déploiement progressif par run. C’est aussi ce que montre le retour d’expérience du cabinet HLP Audit sur sa migration paie et RH.
Chaque cabinet qui rejoint Wagyz doit faire certifier un administrateur. Celui-ci assure le support de niveau 1 en interne, accède à la roadmap de l’éditeur et est consulté avant la mise en production de nouvelles fonctionnalités. Un chargé de clientèle l’accompagne côté Wagyz.
Côté Staff & Go, l’outil de migration de paie répond à l’autre moitié du problème, le transfert des données, avec un objectif de division par quatre du temps de bascule. Les règles à respecter en amont, quel que soit l’éditeur visé, sont détaillées dans notre guide sur comment réussir une migration de logiciel de paie.
FAQ - Ce qu'il faut retenir
Qu'est-ce que Wagyz et à qui s'adresse ce logiciel ?
Wagyz est une solution de paie 100 % web lancée en 2023, destinée aux cabinets d’expertise comptable. Elle se distingue par sa gouvernance : 85 % du capital est détenu par vingt cabinets d’expertise comptable, et le produit a été co-construit avec 36 ambassadeurs gestionnaires de paie. La plateforme est hébergée en France.
Combien de conventions collectives Wagyz couvre-t-il ?
Wagyz couvre 390 conventions collectives en production. La veille et les mises à jour sont quotidiennes, assurées par une équipe juridique interne de huit juristes travaillant directement avec les modélisateurs de paie et les équipes produit.
Combien coûte Wagyz ?
Wagyz facture au bulletin de salaire, à partir de 3,95 € pour les cabinets de moins de 1 000 bulletins, avec une dégressivité au-delà. Ce tarif inclut tous les modules, y compris Bridge, l’Academy et le coffre-fort salarié Wagyz Box. Seule la certification administrateur est facturée en plus : 3 000 € la première année, puis 1 000 € par an.
Que change l'ajout de Staff & Go pour un cabinet équipé de Wagyz ?
Wagyz couvre la production de la paie et l’envoi des DSN, avec son propre coffre-fort salarié et un portail de gestion des congés. Staff & Go couvre tout ce qui se passe côté clients et salariés : embauche, congés, variables de paie, notes de frais, entretiens, gestion des temps, archivage des bulletins. Pour un cabinet qui travaille avec plusieurs logiciels de paie, il apporte surtout un point d’entrée client unique, identique quel que soit l’éditeur utilisé en aval.
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Article rédigé par
La Team Staff & Go
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