Pont de mai : ce que dit la loi pour les employeurs

Le mois de mai est toujours une période sensible pour les RH.

Entre les jours fériés et les nombreuses possibilités de ponts, les demandes d’absence se multiplient et les organisations doivent s’adapter rapidement. Côté managers, les équipes s’organisent. Côté RH, les questions reviennent chaque année : peut-on imposer un pont ? Peut-on le refuser ? Comment gérer la récupération des heures et la paie ?

En apparence anodine, la gestion des ponts peut pourtant avoir des impacts concrets sur l’organisation du travail, la conformité et le climat social.

Pont de mai : l’employeur peut-il l’imposer ou le refuser ? Récupération des heures, congés, rémunération… voici ce que vous devez maîtriser pour sécuriser vos décisions RH.

Voici ce que vous devez savoir pour décider en toute sécurité.

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Refuser ou imposer un pont : ce que la loi autorise

En France, l’année 2026 compte 11 jours fériés… dont 4 concentrés en mai. Pour les entreprises, la gestion des « ponts » est un enjeu d’organisation majeur. Voici ce que prévoit le droit du travail pour arbitrer ces périodes.

Pour y voir clair, vous pouvez vous appuyer sur le calendrier 2026 avec jours féries Staff & Go afin d’identifier rapidement les périodes sensibles et mieux anticiper.

La première règle à retenir est qu’aucune disposition légale ne prévoit le chômage obligatoire des journées de pont. Le « pont automatique » n’existe pas : un salarié ne peut pas décider de ne pas venir travailler sans autorisation, sous peine de s’exposer à une sanction disciplinaire pour absence injustifiée.

L’employeur peut-il refuser un pont ? 

Oui. L’employeur peut refuser d’accorder un pont, sauf disposition contraire prévue par une convention collective, un accord d’entreprise ou un usage interne. Le pont relève en effet de son pouvoir de direction, puisqu’il implique une modification temporaire de l’organisation du temps de travail.

En revanche, lorsqu’un pont est mis en place, certaines obligations doivent être respectées. La décision doit être soumise à la consultation du CSE. Les nouveaux horaires doivent être clairement affichés dans l’entreprise et transmis à l’inspection du travail. Enfin, si le pont est accordé à l’initiative de l’employeur, il doit être rémunéré.

Autrement dit : vous pouvez décider… mais vous devez cadrer.

L’employeur peut-il imposer un pont à ses salariés ? 

Oui, vous pouvez décider d’imposer un jour de pont, mais attention, un pont ne supprime pas une journée de travail. Il doit être compensé selon des règles précises. Deux options existent : 

  • Organiser la récupération des heures perdues (dans un délai de 12 mois, avec un maximum d’1 heure par jour et 8 heures par semaine), 
  • Ou décompter la journée en congés payés ou RTT (hors 5ᵉ semaine).

C’est souvent ici que les erreurs apparaissent : récupération mal encadrée, plafonds dépassés, mauvais décompte en paie. Et en cas de contrôle, ces écarts peuvent rapidement devenir un risque.

L'astuce RH

Avoir un outil de gestion des congés et des absences, c’est avant tout gagner en visibilité. Vous visualisez en un coup d’œil qui est absent, quand, et sur quelle période.

Résultat : vous anticipez les pics d’absence, vous ajustez vos effectifs sereinement et vous sécurisez votre organisation… même en période de ponts.

Gardez en tête qu’imposer des congés reste possible, mais encadré. Délais de prévenance, consultation éventuelle et règles spécifiques doivent être respectés pour éviter tout risque juridique.

Quelle rémunération si vos collaborateurs font le pont ?

C’est la question qui revient chaque année côté RH : faut-il payer ? Et à quel niveau ?

Si le salarié pose un jour de congé payé ou un RTT, il n’y a aucun impact sur sa rémunération. La journée est simplement déduite de ses droits, sans incidence sur le salaire.

Si le pont est imposé avec récupération des heures, celles-ci sont rémunérées au taux normal, sans majoration. Point important : il ne s’agit pas d’heures supplémentaires, mais d’un simple report du temps de travail lié à l’interruption d’activité.

Dans les faits, la difficulté n’est pas tant juridique qu’organisationnelle. Gestion des plannings, charge de travail, communication interne… un pont mal anticipé peut rapidement générer des incompréhensions.

Certains collaborateurs pensent que le pont est automatique, d’autres découvrent une récupération imposée. C’est précisément là que le rôle des RH est clé : poser un cadre clair en amont pour éviter toute confusion.

FAQ - Ce qu'il faut retenir

Non, l’attribution des jours de pont n’est encadrée par aucune réglementation spécifique. Elle relève de la décision de l’employeur, au niveau de l’entreprise ou de l’établissement, et correspond à un aménagement temporaire de l’horaire hebdomadaire de travail.

 Oui, par décision unilatérale ou via un accord collectif.

Oui, si l’employeur l’exige. La récupération doit intervenir dans les 12 mois, dans la limite d’1 heure par jour et 8 heures par semaine.

Cela peut être considéré comme une absence injustifiée, pouvant entraîner une sanction disciplinaire voire un licenciement.

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Article rédigé par

La Team Staff & Go

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