Imaginez. Mars 2026, un CRM de rappel annuel arrive dans votre tableau de bord DSN. Il liste des anomalies d’assiette plafonnée sur 2025. Il rejoint la pile des CRM non lus.
Deux mois plus tard, sans correction ni opposition de votre part, l’URSSAF corrige elle-même votre déclaration. C’est la DSN de substitution, en place depuis l’été 2026. Et ce n’est pas la seule nouveauté : depuis octobre, le congé supplémentaire de naissance se déclare aussi en DSN, avec un formulaire à envoyer le même jour.
Bonne nouvelle : tout s’anticipe. Vous trouverez ici ce qui change en 2026, le calendrier de dépôt, les 5 erreurs les plus fréquentes et une checklist pour sécuriser chaque DSN avant l’envoi.
Ce qui change concrètement dans la DSN en 2026
Trois évolutions changent le quotidien des gestionnaires de paie en 2026 :
- la première vague de DSN de substitution,
- la déclaration du congé supplémentaire de naissance
- et un suivi des anomalies désormais organisé sur l’année.
Depuis octobre 2026, le congé supplémentaire de naissance se déclare par un signalement DSN, accompagné d’un formulaire transmis le même jour. Ouvert depuis le 1er juillet 2026, ce congé d’un ou deux mois, indemnisé par l’Assurance Maladie, concerne les parents d’un enfant né ou arrivé au foyer depuis le 1er janvier 2026.
Depuis le 1er juillet 2026, le Code de la sécurité sociale l’intègre aux événements à signaler en DSN, au même titre que les congés de maternité ou de paternité. En pratique, l’employeur transmet deux éléments, dans les 5 jours suivant le début du congé :
- le signalement DSN (ou, s’il est indisponible, une attestation de salaire saisie sur le compte entreprise) ;
- le formulaire de demande au format Excel, déposé sur le compte entreprise net-entreprises.
Les deux envois doivent partir le même jour : c’est la condition pour que l’Assurance Maladie verse les indemnités journalières dans les délais.